Audit SEO : comment améliorer son référencement naturel ?

L’audit SEO, appelé aussi audit de référencement naturel, consiste à analyser en détail un site Internet pour vérifier qu’il réponde aux exigences des moteurs de recherche, principalement Google en France.

Le trafic issu des moteurs de recherche étant de loin le meilleur, améliorer le référencement de votre site est un impératif si vous souhaitez être dans les bonnes grâces de Google qui représente à lui seul plus de 90% du trafic organique en France.

Pour un audit SEO de votre site, profitez de mon service dédié : https://www.myauditseo.com

Dans le cas d’un site de petite taille, réaliser un audit SEO permettra de mettre évidence les éléments fondamentaux du référencement naturel qui ne sont pas respectés, afin de les corriger.

Pour un site de taille plus importante, réaliser un audit SEO permettra également de corriger les éléments fondamentaux non respectés, mais aussi de prioriser son travail sur les pages les plus importantes, afin d’atteindre ses objectifs marketing.

Comment réaliser un audit SEO technique ?

Pas toujours facile de se lancer dans l’analyse détaillée de son site internet, surtout lorsque l’on est novice en la matière.

Cet article vous donne les principales clés pour mener à bien un audit complet pour le bon référencement de votre site.

Le format des URL, le sitemap et le fichier robots.txt

Formater correctement ses URL

Pour que vos pages soient bien lues et indexées (c’est-à-dire visibles dans les résultats de recherche de Google), il faut que vos URL aient le bon format. Elles ne doivent pas comporter de paramètres comme des “?”, “_” ou “*” ou encore des identifiants de sessions.
Par exemple ce type d’URL ne convient pas “https://monsite.com/c-487_369.html” et celui-ci non plus “https://monsite.com/c-487_369.html?p=2”.

Outre cet aspect l’URL de la page doit – pour un référencement optimal – comporter des termes explicites quant à son contenu, à l’instar de celle-ci :
“https://monsite.com/iphone/333243-iphone-x/”. Attention donc aux pages paginées et aux URL exotiques.

Utiliser un fichier sitemap

Le sitemap (sitemap.xml) est un fichier au format XML qui indique à Google quelles sont les URL à prendre en compte et à indexer. Il doit être le plus complet possible et se mettre à jour dynamiquement (à chaque fois qu’une page est ajoutée sur le site, le fichier sitemap doit également se mettre à jour).

Il est également conseillé de créer un sitemap images si vous avez un site e-commerce ou une plateforme avec beaucoup d’images. L’outil Google Search Console vous permet de soumettre votre ou vos sitemap à Google pour faciliter la prise en compte de votre site. Dans la Google Search Console vous pourrez tester votre sitemap.

Bien remplir le fichier robots.txt

Ce fichier doit se trouver – comme le sitemap.xml – à la racine de votre site. C’est lui qui indique à Google ce que ses robots doivent prendre ou non en compte. Par exemple si votre robots.txt comporte la ligne “Disallow : /”, cela signifie que Google n’indexera pas votre site. Ce qui arrive parfois lors de la mise en ligne d’une nouvelle plateforme…

En outre, vous pouvez personnaliser ce fichier. Imaginons que vous ne souhaitiez pas que Google fasse figurer les pages d’un répertoire donné dans ses résultats, vous lui indiquerez cela par une directive du type : “Disallow /le-fichier”.

Le paramétrage du robots.txt implique une réflexion sur les pages sensibles de votre site que vous ne souhaitez pas faire figurer dans les résultats de recherche. Le plus sûr pour un intranet ou un espace clients ou administrateur étant toutefois de créer une protection par mot de passe.

La structure des pages et les images

Avoir des pages bien structurées

La structure des pages est ce que l’on appelle le balisage Hn. C’est-à-dire les titres et sous-titres du h1 au h6.

Quelques règles sont indispensables pour un bon référencement :

  • Un h1 par page qui ne doit pas être caché : visible aussi bien dans le code source que pour le visiteur.
  • La hiérarchie des titres h1, h2, h3, h4, h5 et h6 doit être respectée. Par exemple, il ne faut pas passer du h1 au h3 dans une page sans la présence d’un h2.
  • Ne pas baliser à l’aide de Hn les éléments récurrents du site : à savoir les menus, les blocs de droite ou encore le bas de page (footer). Les éléments récurrents sont ceux qui apparaissent sur l’ensemble des pages.
  • Baliser en hn des titres courts et non pas des paragraphes entiers.
  • Pour regarder facilement le balisage Hn, nous vous conseillons de télécharger le plugin chrome web developer. Une fois que vous l’avez installé, cliquez sur la roue crantée et rendez-vous dans la rubrique “Informations” “View document outline”.

Optimiser les images pour Google

Les images doivent posséder un nom explicite et leur balise alt doit être renseignée. Veillez aussi à les compresser pour que votre site se charge plus rapidement.

Pour voir si vos balises alt sont renseignées, rendez-vous sur la barre web developer, dans la rubrique “Images” et “Display alt attributes”.

Compatibilité mobile, HTTPS et temps de chargement

Rendre son site compatible pour le mobile

La compatibilité mobile est un critère de référencement de plus en plus important. Google met petit à petit en place un index dit “mobile first” qui privilégie les sites étant compatibles mobile. Pour voir si votre site l’est, utilisez le test d’optimisation mobile de Google. Ce dernier vous dira si votre site est considéré comme compatible par Google et, le cas échant, ce qu’il faut faire pour y remédier.

Il peut s’agir d’un problème d’ergonomie (page qui ne s’adapte pas aux petits écrans, boutons trop rapprochés…) ou bien tout simplement parce que les robots du moteur ne parviennent pas à accéder aux fichiers CSS qui commandent l’adaptation de votre site aux smartphones et tablettes.

Réduire au minimum le temps de chargement

Facteur de plus en plus crucial, le temps de chargement de votre site est stratégique. Les ressources impactant ce délai sont souvent les images et les fichiers javascript et CSS. L’outil Dareboost vous donne un résultat détaillé et vous propose des pistes d’améliorations claires à mettre en place.

Depuis peu, Google propose un nouvel outil pour mesurer la vitesse sur mobile, élément encore plus crucial que sur ordinateur : Speed Scorecard qui permet de comparer la vitesse de votre site sur support mobile à la vitesse des plateformes de vos principaux concurrents.

En outre, vous pourrez connaître l’impact financier potentiel – surtout si vous vendez en ligne – de la vitesse d’affichage de votre site.

Sécuriser le site internet avec le HTTPS

HTTPS est le pendant sécurisé du protocole web HTTP. Fortement conseillé par Google, il va devenir quasi obligatoire à partir de cet été et la sortie de Chrome 64 qui indiquera comme dangereux les sites étant restés au HTTP. Il faut y passer sans tarder, d’autant que cela est assez aisé à mettre en place.

Il existe d’autres éléments à analyser au niveau technique pour le SEO de votre site, mais il s’agit de points plus spécifiques qui ne concernent pas l’ensemble des sites. On peut citer la gestion des filtres sur un site e-commerce ou de la pagination, ou encore les pages dont une partie ne se charge qu’en JavaScript ou en Ajax.

Comment réaliser un audit SEO concurrentiel ?

En SEO, l’audit concurrentiel vous permet de dégager les forces et les faiblesses de votre site par rapport à ceux de vos concurrents : visibilité, trafic, notoriété, présence sur les réseaux sociaux ou encore e-réputation.

A noter que sur le web la composition de la concurrence n’est pas forcément la même que celle que vous avez pu identifier par le biais d’autres audits et notamment votre business plan. Ce constat est tout à fait normal, dans le sens ou l’audit concurrentiel SEO ne prend en compte que la visibilité et la notoriété sur internet et non pas le chiffre d’affaires, le nombre de magasins, la fréquentation magasin…

Comment déterminer la liste de vos concurrents ?

Avant de vous lancer dans une comparaison avec vos concurrents, vous devez d’abord constituer une liste. Notez sur un fichier excel ceux qui vous viennent d’emblée, puis affinez la liste en tapant d’abord votre mot-clé principal dans Google.

Par exemple si vous vendez du miel, tapez “achat de miel” dans le moteur de recherche. Pour que les résultats ne soient pas biaisés par votre lieu de navigation ou votre historique, déconnectez-vous de votre compte Google et naviguez en navigation privée.

Si vous souhaitez un aperçu plus pointu, utilisez un outil comme Yooda Insight ou SEMrush. Sur Yooda Insight par exemple, vous pouvez créer un compte gratuit. Ensuite, collez l’adresse de votre site internet dans le champ se situant dans la rubrique “Site Performance” et cliquez sur “analyser le site”. Puis, cliquez sur l’item “Concurrents”.

L’outil vous donne une liste d’une vingtaine de concurrents classés du niveau de rivalité le plus haut au niveau de rivalité le plus bas. Nous vous conseillons de choisir cinq concurrents maximum. Puis créez un tableau doté d’autant de colonnes que vous le souhaitez pour conserver les données. Vous pourrez ensuite les mettre en forme via des graphiques.

Ancienneté du nom de domaine

L’ancienneté d’un nom de domaine constitue un facteur de positionnement non négligeable dans les moteurs de recherche. Attention à une subtilité toutefois. Admettons que vous ayez acheté un domaine en 2010 mais que vous ayez commencé à n’y créer des pages qu’en avril 2017, votre ancienneté ne remonte qu’à un an.

C’est donc cette date qui est à prendre en compte. Pour récupérer l’ancienneté d’un domaine, vous pouvez vous servir de cet outil SEO gratuit : http://outils-seo.info

Autre source : la Wayback Machine, qui vous permet de remonter dans le temps jusqu’à la date de première indexation du site par Google. La date est visible sur le graphique en haut de page. Cette méthode est plus précise, dans le sens où – comme nous le précisions plus haut – un domaine peut très bien avoir été acheté à un instant T sans être fonctionnel et indexé par les moteurs.

HTTPS, vitesse de chargement, compatibilité mobile…

Autres éléments à comparer : la présence ou non du protocole HTTPS dans le nom de domaine. Testez également la vitesse de chargement de chacun des sites, y compris le vôtre. Vous pouvez vous servir de l’outil GT Metrix, Dareboost ou Page Speed Insight.

Enfin, la compatibilité mobile étant un facteur important, testez-la également via l’outil de Google mobile friendly. Un site rapide, en HTTPS et compatible mobile sera un concurrent solide, surtout si votre site n’affiche pas tous ces éléments !

Quelle est votre visibilité ?

La visibilité est une notion vaste. Voici les différents éléments que vous pouvez vérifier et avec quel outil :

  • Tout d’abord le nombre de mots-clés positionnés pour chaque site : cela peut se faire gratuitement à l’aide d’un compte Yooda Insight ou SEMrush. Si vous voulez aller plus loin et que vous savez que vous devez ensuite effectuer un travail sémantique poussé sur votre site, nous vous conseillons d’acquérir une licence sur un outil comme Yooda Insight, SEMrush ou encore Ranxplorer. Vous pourrez ainsi récupérer tous vos mots-clés et ceux de vos concurrents et identifier les expressions sur lesquelles vos concurrents sont présents et vous absent. Vous pourrez ensuite vous constituer une liste de mots-clés prioritaires à travailler.
  • Le nombre de pages indexées par Google pour chaque site avec la commande “site:url-du-site” dans le moteur.
  • Le nombre de pages positionnées à récupérer sur les outils déjà cités plus haut.
  • Le nombre de pages utiles. Ce sont celles qui vont être indexées et positionnées. Autre élément intéressant : le ratio entre le nombre de pages positionnées et le nombre de pages indexées. Si le ratio est médiocre, cela signifie que vous avez beaucoup de pages inutiles et qu’il faut songer à une stratégie pour elles : les retravailler, les placer plus haut dans l’arborescence, renforcer leur maillage interne, les supprimer pour les rediriger vers une page plus forte…
  • Le trafic de votre site est facile à récupérer, si tant est que vous possédiez une solution d’analyse de trafic comme Google Analytics, Xiti… Pour les autres sites, vous ne pourrez pas avoir de données d’une très grande précision. Mais vous pouvez toujours utiliser l’outil Similar Web qui vous donnera un ordre de grandeur. Saisissez l’URL dans le champ situé en haut à gauche de la page d’accueil de l’outil. Vous pourrez récupérer certaines données de trafic sur les six derniers mois : nombre de visites totales, durée moyenne de la visite, pages par visite, taux de rebond, sources de trafic (regardez surtout le pourcentage dans la barre de graphique “Recherche” qui correspond aux visites naturelles).

Concernant la popularité : le netlinking

Le netlinking représente le nombre de liens effectués vers chacun des sites concurrents ainsi que vers le vôtre. Là aussi il existe des outils payants comme
ahrefs. Vous pouvez toutefois accéder à un essai gratuit de sept jours de l’outil.

Les indicateurs fondamentaux sont le nombre de liens, le nombre de domaines ainsi que le ratio nombre de liens/nombre de domaines. Ainsi, un site qui possède 12 000 liens entrants peut sembler afficher un profil de liens qualitatif, mais si ceux-ci proviennent de deux noms de domaines seulement, le profil s’avère – au final – peu intéressant.

Regardez aussi la variété des ancres, qui sont les expressions utilisées par les sites distants pour placer un lien vers un site tiers. Majestic constitue également un excellent outil et dispose d’un plugin Chrome.

Après avoir résolu un captcha, vous pourrez analyser le profil de liens du site avec les métriques classiques que sont les backlinks externes et les domaines référents mais également le trust flow et le citation flow. Le trust flow traduit la qualité des liens entrants vers un site, c’est-à-dire la qualité du site tiers sur lequel ils sont posés. Cet indicateur est noté sur 100 tout comme le citation flow qui représente la quantité de backlinks effectués vers un site. L’outil – hors plugin – permet aussi de voir quelles sont les thématiques des sites qui font un lien vers le vôtre et ceux de vos concurrents.

S’il fallait choisir qu’un seul outil, je vous recommande SEObserver qui permet d’avoir une vue synthétique d’un site, en utilisant les données de Majestic SEO et de SEMrush.

Réseaux sociaux et e-réputation

Pour les réseaux sociaux, vous pouvez utilisez Similar Web qui donne – pour certains sites – le pourcentage de visites émanant d’un ou plusieurs réseaux sociaux.

Pour aller plus loin, vous devrez détecter chacun des réseaux de vos concurrents et allez récupérer le nombre de followers ou de fans, selon le réseau. Regardez aussi la fréquence des parutions, les engagements des internautes, les commentaires.

Privilégiez les réseaux sociaux correspondant le plus à votre secteur d’activités. Linkedin pour les entreprises, You Tube, Pinterest, Instagram… Ne vous cantonnez pas seulement à Twitter et Facebook.

Pour la e-réputation, une première idée peut vous être délivrée par la tonalité des commentaires sur Facebook, les avis clients récupérés sur chacun des sites ou encore une recherche dans Google du type : “avis + nom de l’entreprise”.

Pour aller plus loin, vous pouvez utiliser un outil spécialisé dans la e-réputation comme Synthesio, Radarly, Mention…

A noter que TalkWalker – tout comme Google Alerts – vous permet de créer des alertes gratuitement sur les termes que vous souhaitez. Chacun de ces outils vous offre la possibilité de récupérer des résultats sur les réseaux sociaux, les blogs, forums et actualités.

Comment réaliser un audit SEO éditorial ?

L’audit éditorial ou audit sémantique constitue un élément fondamental pour que votre site progresse en terme de visibilité.

Plusieurs points s’avèrent fondamentaux : l’arborescence et le niveau de profondeur des pages, la qualité du contenu, les objectifs de ce contenu, sa structuration, la pertinence du maillage interne et enfin la présence d’un balisage sémantique.

L’arborescence et le niveau de profondeur des pages

Ce que l’on appelle l’arborescence est en réalité la manière dont sont organisées les pages sur votre site. En clair il s’agit du menu. Celui-ci doit être à la fois facile à explorer pour les robots des moteurs de recherche, Google en tête, et signifiant pour vos visiteurs qui doivent trouver rapidement ce qu’ils cherchent, sous peine de quitter rapidement votre site.

Voici les éléments que vous devez vérifier lors de votre audit :

Les items de menu sont-ils clairs et contiennent-ils des mots-clés qui répondent aux intentions de vos utilisateurs et à leurs besoins ?

Quelle est la profondeur des pages ? C’est-à-dire combien de fois faut-il cliquer pour accéder à la page voulue depuis la page d’accueil ? L’idéal étant d’avoir trois niveaux de profondeurs maximum. Plus une page est profonde, moins elle sera accessible par vos visiteurs et – a fortiori – par les robots des moteurs.

Ainsi, veillez à placer vos pages les plus importantes le plus haut possible dans l’arborescence. C’est la technique utilisée sur de nombreux sites de e-commerce qui choisissent de placer toutes leurs pages au 1er niveau de l’arborescence.

Par exemple, sur le site Zalando, lorsque l’on clique sur une paire de derbies pour femme on accède à ce type d’URL : https://www.zalando.fr/anna-field-derbies-grey-an611e01c-c11.html. Aucun répertoire ne sépare le nom de domaine du morceau d’URL affecté à la fiche produit, alors que l’on pourrait s’attendre à avoir ce type d’URL https://www.zalando.fr/chaussures/femme/derbies-richelieu/anna-field-derbies-grey-an611e01c-c11.html.

Attention aux mégas menus qui contiennent de très nombreux items. Ce type de menu est assez effrayant pour les visiteurs et très long à explorer (crawler) pour les robots.

Bien entendu, les items doivent être sous une forme lisible par les robots. Les menus en JavaScript ou en Ajax sont ainsi déconseillés. Pour vérifier cet aspect, utilisez le plugin web developer sous Chrome. Puis, une fois que l’outil est installé, cliquez sur la molette dans la barre d’outils et allez dans le 1er onglet puis cliquez sur “Disable javascript” ou “désactivez le javascript”. Si le menu n’apparaît plus dans la page, c’est qu’il est en JavaScript ou en Ajax.

Enfin, ne placez pas deux liens sur deux items distincts qui conduisent vers la même page ou – pire – un item conduisant vers une page qui n’existe plus.

Détecter les freins à l’indexation

Crawlez votre site

Première chose à faire pour disposer d’une vue d’ensemble de votre site ? Le crawler c’est-à-dire lister toutes les pages qu’il recèle. Cela s’effectue à l’aide de logiciels comme Screaming Frog. Si vous avez moins de 1 000 URL à l’intérieur de votre site Screaming Frog est gratuit. Si votre site est plus volumineux vous devrez sans doute investir un peu.

Vous obtiendrez un fichier au format CSV que vous pourrez importer dans Excel. Vous verrez ainsi les pages qui sont en erreur 404 (qui n’existent plus), les metas title et description qui sont les informations affichées dans les résultats de Google (la SERP) ou encore la h1 (titre principal de la page).

Isolez les pages en erreur 404. Celles-ci doivent absolument être redirigées en 301 vers la page existante la plus proche au niveau thématique.

Auditez le contenu de vos pages

Ensuite, intéressez-vous au contenu de vos pages. En face de votre liste d’URL dans votre fichier Excel, prévoyez une colonne annotation. Bien sûr – si vous avez besoin de prioriser votre travail – ne vous intéressez qu’aux pages les plus importantes.

Vous pouvez aussi regrouper des pages ayant la même typologie. Par exemple, si vous constatez que toutes vos pages produits manquent de contenu, précisez la même chose pour toutes les pages. Pour auditer le contenu de vos pages, aidez-vous d’un outil comme Alyze qui vous donnera un aperçu de la sémantique de votre page ainsi que des pistes d’amélioration.

Veillez à structurer vos pages avec un titre principal (h1), des sous-titres (h2) ainsi qu’une ou plusieurs images avec une balise Alt contenant le sujet de la page. Le volume de texte va dépendre du type de page : environ 200 mots pour un texte de catégorie pour un e-commerce, 300 mots pour une page produit et 600 mots pour un article de blog. Mais cela peut-être bien plus long à condition que vous ayez des informations à haute valeur ajoutée à transmettre à vos visiteurs.

Enfin, Google voit d’un mauvais œil le contenu dupliqué, c’est-à-dire un contenu très similaire se retrouvant sur plusieurs pages. Pour vérifier cela, Alyze vous propose son outil de comparaison SEO. Il vous donnera un indice de similarité qui caractérise la ressemblance sémantique entre deux pages. Au-dessus d’un indice de similarité de 70% on considère qu’il y a duplication de contenu.

En commandant un audit sur mon site dédié, tout ce travail sera fait pour vous et il vous suffira simplement de corriger les pages comportant des erreurs.

Quel type de contenu rédiger ?

Souvent, le type de contenu à rédiger apparaît d’emblée. Cela peut être une fiche produit pour convaincre vos visiteurs d’acquérir vos créations, un article de blog pour prouver votre expertise sur un sujet donné ou encore une page de présentation de votre entreprise.

Le but principal d’une page est de répondre aux intentions de recherche de vos utilisateurs qui peuvent être de deux types principaux :

  • Des requêtes informationnelles : l’internaute cherche une réponse à une question précise, par exemple “comment planter des roses ?”. La réponse à ce type de demande peut être un article tutoriel qui explique les différentes étapes de plantation des roses et la manière de les entretenir.
  • Des requêtes transactionnelles : le visiteur veut acheter un produit et recherche le site le plus approprié pour réaliser son achat, par exemple ‘devis fenêtre”, “achat chaussure homme”.

Il existe plusieurs techniques pour décrypter les intentions de vos visiteurs. Ainsi, pour voir les mots-clés saisis par les internautes pour accéder à une page donnée, vous pouvez utiliser la nouvelle search console. Depuis peu, Google vous offre des données sur les seize derniers mois, à condition d’avoir lié votre site à l’outil depuis suffisamment longtemps.

  • Sur la page d’accueil de l’outil dans propriété de recherche cliquez sur votre site.
  • Puis dans le tableau performances, cliquez sur “Ouvrir le rapport” et réglez la date à “les 16 derniers mois”.
  • Au-dessous du graphique rendez-vous dans “pages” puis cliquez sur celle qui vous intéresse.
  • Une fois la page sélectionnée, cliquez sur “requêtes”.
  • Vous obtenez les principaux mots-clés qui ont servi aux internautes pour atterrir sur votre page. Vous pourrez ainsi améliorer votre contenu en sachant quels sont les mots-clés à viser et l’univers sémantique approprié.

Autre source intéressante, surtout pour trouver des sujets d’articles de blogs ou de guides d’achat, Answer the Public.

Imaginons que vous ayez un site sur la véranda et que vous souhaitiez rédiger des pages conseils. L’outil va vous donner des idées de thématiques, comme “pourquoi installer une véranda”, “quelle véranda choisir” ou encore “combien coûte une véranda”… Vous pourrez ensuite aller voir comment vos concurrents traitent ce type de sujets et vous inspirer de ce qu’ils font, sans pour autant copier leur contenu et en apportant votre propre valeur ajoutée.

Comment structurer son contenu pour le référencement ?

Lorsque l’on rédige un contenu, la structure est primordiale. Une page doit contenir à minima :

  • Un titre principal h1. Il doit receler le terme principal. Si l’on reprend l’exemple du coût d’une véranda. Le titre h1 devra être “Combien coûte une véranda ?”
  • Une introduction qui répond à la requête de l’internaute. Elle doit afficher une longueur de 100 mots environ.
  • Un sous-titre h2 qui permet d’élargir le champ sémantique. Le sous-titre pourrait être : “Quel est le prix d’une véranda en fonction des matériaux choisis ?”.
  • Dans un paragraphe de 300 à 400 mots, il faut développer le sujet en donnant des indications précises. Pour ce sujet, l’insertion d’un tableau de prix en fonction des matériaux peut s’avérer une bonne idée.
  • Un 2e sous-titre h2 qui cite les autres éléments qui influent sur le prix d’une véranda. Par exemple : “Coût d’une véranda : les autres éléments à prendre en compte”.
  • Dans ce 2e paragraphe de 300 à 400 mots, on pourra évoquer les autres facteurs qui interviennent dans le prix de la véranda : vitrages, toiture, mobilier, accessoires comme des volets roulants ou un chauffage…

Le texte peut être aussi l’occasion de faire un ou deux liens vers vos pages produits. Par exemple, si vous vendez des vérandas en aluminium ainsi que des stores et de l’éclairage pour véranda, vous pouvez faire un lien vers la page qui rassemble les vérandas en aluminium dans le 1er paragraphe et un lien vers la page qui liste les stores de véranda dans le second paragraphe. Nous aborderons l’intérêt du maillage interne dans la section suivante.

Enfin, veillez à soigner vos Metas Title et description. Ce sont ces éléments qui sont vus en premier par les internautes dans les résultats de recherche. Ce sont donc eux qui leur donneront envie ou non de se rendre sur votre site.

Le Title doit absolument contenir le mot-clé principal de la page car c’est un facteur de positionnement crucial. La Meta description doit être incitative. Par exemple pour un site de e-commerce, mettez en avant vos promotions et les avantages inhérents à la commande avec des termes tels que : “-15% de réduction”, “livraison offerte à partir de 50 euros d’achat” ou encore “livraison en 48 heures”…

Avoir un maillage interne cohérent

Le maillage interne permet de lier vos pages les unes aux autres et de rendre votre contenu plus cohérent. Le premier élément de maillage interne ? Le fil d’ariane qui permet à vos visiteurs (ainsi qu’aux robots des moteurs) de savoir où ils se trouvent dans votre site.

Par exemple une fiche produit présentant une paire de derbies pour femme aura ainsi un lien vers la page catégorie listant tous les derbies pour femme disponibles. Par convention, ce fil d’ariane se situe en haut à gauche de la page juste en-dessous du menu principal.

Quelques règles sont à respecter pour mener à bien un travail de maillage interne :

  • Lier entre elles des pages de la même thématique. Par exemple sur une page qui contient des chaussures de football, vous pouvez faire un lien vers la page des protège-tibias ou des chaussettes de football. Mais évitez les liens vers la page des maillots de handball ou de natation. Le maillage doit être cohérent.
  • Poser le lien sur une ancre explicite. L’ancre est constituée des termes sur lesquels sont posés le lien. Par exemple si vous avez décidé de faire un lien vers la page des protège-tibias de football depuis la page des chaussures de football, vous pouvez poser le lien sur les termes : “protège-tibias, “protège-tibias de football” ou encore “protections pour le football”.
  • Le lien doit toujours être sous la forme “dofollow”pour être bien lisible des moteurs.
  • Ne faites pas trop de liens dans vos pages. On considère qu’il est pertinent de faire un lien vers une autre page une fois tous les 100 mots. Et bien sûr veillez à ce que la page liée ne soit pas en erreur 404 et contienne un contenu de bonne qualité.

Le balisage sémantique

Le balisage sémantique est une optimisation technique mise en place il y a quelques années par Google. Ce balisage de vos contenus peut être effectué à l’aide de microdonnées sous différentes formes. Les plus courantes sont le json-ld et schema.org. La base est de baliser le fil d’ariane avec le balisage sémantique de type “breadcrumbs”. Mais vous pouvez aussi baliser d’autres contenus, si cela s’y prête.

Voici quelques types de microdonnées :

  • Le type “Organization” pour baliser une page “à propos de” qui permet de mettre en valeur votre logo, des informations de contact ou des profils sociaux.
  • Le type “Local Business” idéal pour baliser chacune de vos pages agences ou magasins si vous avez un réseau de boutiques physiques.
  • Le type “Article” pour des articles de blog.
  • Le type “Product” pour une page produit qui vous permet aussi de baliser les avis de vos utilisateurs.
  • Le type “Event” pour une page décrivant un événement à venir.
  • Le type “Recipe” pour une page recette.
  • Le type “Job Posting” pour une offre d’emploi.

Tout cela peut se faire à l’aide d’un générateur de microdonnées. Vous n’aurez ensuite qu’à insérer ce code dans votre template de site. Certains CMS – à l’instar de WordPress – possèdent des plugins qui permettent de mettre en place le balisage sémantique de manière aisée.

Comment réaliser un audit de netlinking ?

La qualité du netlinking d’un site, c’est-à-dire la quantité et la qualité de ses liens entrants, est un facteur crucial de positionnement.

A tel point que SemRush classe le nombre de noms de domaines référents ainsi que le nombre de liens entrants aux 5e et 6e positions de son étude sur les facteurs de ranking, parue en novembre 2017.

Pour mener un audit de netlinking, vous aurez besoin d’outils pour améliorer la qualité de votre profil de liens, tel que ahrefs ou Majestic. Si ses outils sont payants, vous pouvez également – de manière gratuite – analyser votre profil de liens avec la Search Console.

Utilisez l’ancienne version de l’outil et rendez-vous dans “Trafic de recherche” et “Liens vers votre site”. Là, vous pourrez télécharger les noms de domaines et le nombre de liens qu’ils font vers votre site. Cette méthode est moins complète et moins précise qu’en utilisant un outil payant, mais cela peut donner un premier aperçu : nombre de domaines, nombre de liens, nom de domaine qui vous fait le plus de liens…

Le nombre et la qualité des noms de domaines référents

Premier élément à prendre en compte dans votre audit de netlinking ? Le nombre de noms de domaines et leur qualité. Le nombre de domaines est facile à constater. Le niveau de qualité, en revanche, est plus compliqué à évaluer.

Ahrefs propose une métrique pour cela le “Domain Rating (DR)” qui s’étend de 0 à 100. Plus le score est élevé plus le domaine référent est qualitatif. Le mode de calcul de cet indicateur vient de changer. A voir donc, sur le long terme, la manière dont ce changement affectera le DR des sites.

Majestic propose une métrique appelée le Trust Flow, mais elle s’applique plutôt aux backlinks qu’aux noms de domaines. Nous verrons donc, en détails, ce qu’elle recèle dans la partie suivante.

Pour aller plus loin, vous pouvez exporter tous les noms de domaines référents dans un fichier Excel et récupérer des données tels que l’IP du domaine, l’origine géographique encore la balise title de la page d’accueil. Cela vous donnera une idée de la pertinence des domaines.

Enfin, soyez attentif à la thématique de ces domaines. S’ils sont surtout dans votre thématique, cela est bon signe. En revanche, si tous vos domaines référents, ou en grande partie, traitent de sujets éloignés de celui ou ceux abordés sur votre site, c’est l’indication que vous devez travailler votre profil de liens.

La qualité et le nombre des liens entrants

De la même manière que pour les noms de domaines entrants, vous pouvez récupérer tous les liens entrants menant vers votre site. Il n’est pas forcément utile de tous les récupérer, surtout si vous en avez beaucoup.

Comme nous l’évoquions plus haut, Majestic propose le Trust Flow, une métrique qui représente la qualité des backlinks menant à votre site. Plus le lien émane d’un site de confiance, plus le Trust Flow sera élevé. A titre d’exemple, parmi les sites de confiance, on peut citer les sites de médias, les domaines en .gov, Wikipédia… Cette liste n’est, bien sûr, pas exhaustive.

Le Citation Flow lui, représente la quantité de liens entrants vers votre site. On considère qu’un Trust Flow supérieur à un Citation Flow pour un site donné traduit un bon profil de liens, puisque les liens entrants sont de bonne qualité. Cet indicateur est cependant à pondérer en fonction du nombre de liens.

Il ne faut jamais se fier uniquement à une seule métrique, car elles peuvent toutes êtres manipulées. Il faut regrouper un maximum de données pour limiter les risques.

Quelques autres points fondamentaux sont également à mettre en avant :

  • La part de liens en nofollow, ces liens ayant aucun poids, contrairement à ceux en dofollow.
  • La part de liens sur des images qui ont un peu moins de poids que les liens effectués dans un texte.
  • Les liens dits sitewide, qui figurent souvent dans le footer du nom de domaine référent, ce qui signifie que ce backlink est – la plupart du temps – présent sur toutes les pages du site. Ce qui est peu qualitatif. La bonne pratique étant d’obfusquer en javascript ces liens. Une pratique difficile à imposer au site distant, à part s’il s’agit de l’un de vos partenaires. Dans ce cas, vous pouvez aussi demander l’insertion d’un lien unique dans la page partenaire du site collaborateur et demander à ce que cette page là soit liée depuis toutes les autre pages du site.

Le ratio nombre de liens entrants / nombre de noms de domaines référents

Le ratio nombre de liens entrants / nombre de domaines référents constitue également un bon indicateur.

Par exemple, si vous avez 12 000 backlinks mais que 10 000 émanent du même nom de domaine, vous pouvez considérer que votre profil de liens est peu qualitatif, même si la quantité est au rendez-vous.

On considère qu’un ratio situé aux alentours de 30 à 40 liens par domaine est un signe de qualité. Bien sûr, ce chiffre est à nuancer en fonction du nombre de liens entrants dont vous bénéficiez et également de la qualité de ces liens. Si votre ratio est bon, mais que vous ne profitez que de liens provenant de domaines considérés comme spammy, le profil ne sera pas qualitatif.

Parmi les sites considérés comme non qualitatif, on peut citer les sites de jeux en ligne (à part si c’est le sujet de votre site), abordant des sujets pornographiques, des sites chinois, des wallpapers ou encore des sites piratés.

Les ancres de liens et leur type

Les ancres de liens sont les expressions ou images qui servent de support au lien entrant. Côté texte, il peut y avoir plusieurs types d’ancres de liens distincts :

  • Les ancres de marque : le nom de votre entreprise ou structure, l’URL de votre site internet…
  • Les ancres optimisées. Par exemple l’expression utilisée pour faire un lien vers votre page sur les tasses à café est libellée ainsi : “achetez des tasses à café”.
  • Les ancres dites neutres ou génériques du type “cliquez ici”, “en savoir plus”…

S’il peut sembler – de prime abord – qu’une ancre optimisée soit la plus efficace, il convient en réalité de varier les typologies d’ancre.

De la même façon, il est préférable que votre lien entrant soit présent dans une page qui possède peu de liens, car le jus de la page est partagé à part égale entre tous les liens sortants. Donc plus il y a de liens, moins votre lien entrant aura de poids.

Le désaveu de liens : une pratique toujours utile ?

Depuis l’avènement de Penguin 4.0 en 2016, Google a indiqué qu’il n’était plus utile de désavouer les liens dits toxiques (comme nous le disions plus haut des liens émanant de sites pornographiques, de jeux en ligne, de wallpapers, de sites chinois, d’annuaires non thématisés…).

Si, autrefois, un profil de liens spammé pouvait être pénalisant pour le référencement d’un site, il semblerait aujourd’hui que Google ne les prenne plus en compte et qu’il soit donc inutile de demander leur désaveu via la Search Console, à part en cas de pénalité manuelle.

Ceci dit, dans certains cas, vous pouvez désavouer les liens vraiment toxiques, surtout si ces liens sont nombreux. C’est le cas par exemple si une campagne de Negative SEO est réalisée sur un petit site, disposant de peu de liens et voyant son trafic fortement diminuer suite à cette attaque. Vous pouvez alors utiliser cet outil pour créer votre fichier de désaveu. Soumettez ensuite cette liste dans l’outil de désaveu de la Search Console.

Il ne faut désavouer des liens qu’en cas de pénalité manuelle, où si après une tentative de negative SEO vous voyez une perte de trafic (surtout sur sites récents).

Comment trouver des spots de netlinking ?

Si, après audit, vous constatez que votre profil de liens est peu qualitatif, voici quelques conseils pour trouver des spots de netlinking.

Premier réflexe : récupérer, via ahrefs ou Majestic, les domaines référents de vos concurrents. Après export dans Excel, supprimez de cette liste les noms de domaines qui vous font déjà des liens. Ensuite, regardez le DR (ahrefs) ou le Trust Flow (Majestic) de chaque domaine, ainsi que sa thématique. Attention, toutefois ne visez pas la lune. Il y a peu de chances, à part si vous proposez un produit ou service vraiment disruptif, que Le Monde, Les Echos ou Le Point acceptent de faire un lien vers votre site de manière gratuite.

Les annuaires de sites

On pense aujourd’hui encore que pour qu’un site ait toutes les chances d’obtenir un bon classement dans les SERPs, on peut l’inscrire sur des annuaires de sites.

Or ceux-ci n’ont clairement plus aucun utilité pour l’internaute, tout le monde en conviendra : pour trouver un site, on cherche dans Google, pas dans un annuaire comme on le ferait pour trouver un numéro de téléphone.

Si on y regarde de plus près, les annuaires n’ont eu d’utilité que très peu de temps, dans l’histoire d’internet, nous sommes vite passés à autre chose, en l’occurrence à l’utilisation des moteurs de recherche, qui ont rapidement donné des résultats bien plus vastes et complets que les annuaires.

Ceux-ci en effet ne proposaient rien d’autre que des listes fixes de sites web, quand les moteurs proposent, eux, des résultats bien plus divers, et offrent donc une expérience utilisateur bien plus satisfaisante. Logiquement l’intérêt de placer un lien dans un annuaire est donc proche de zéro.

Je recommande d’utiliser les annuaires uniquement lors du lancement d’un site internet.

Les communiqués de presse

Il faut bien distinguer deux types de communiqués de presse. Il y a ceux qui sont préparés, imaginés, pensés et rédigés pour faire connaître une entreprise, un événement, voire un site web, et qui font partie d’une stratégie de communication, visant à expliciter une démarche créative, à mettre en avant une nouveauté sur un marché donné… Bref ils sont en règle générale destinés à communiquer et non pas à favoriser un référencement, même si, accessoirement, ils peuvent contenir un backlink.

Le deuxième type de communiqués que l’on trouve en ligne concerne ceux que l’on appelait il y a quelques années les CP. Or ceux-ci, usurpant une expression et un concept utilisé dans le domaine de la communication, sont simplement des articles, rédigés par des référenceurs pour un but SEO, c’est-à-dire qu’ils contenaient des backlinks réfléchis et avec une ancre choisie pour servir le propos d’une stratégie de SEO.

A l’époque, chaque référenceur était à la tête d’un ou plusieurs sites de CP, qu’il ouvrait à ses camarades, en l’échange d’une porte ouverte sur le site de CP de ces derniers. Bref il s’agissait d’un échange de bons procédés entre référenceurs. Autant dire que cette stratégie, trop simple, a vite été obsolète, Google pénalisant de nombreux sites de ce type, en masse, du jour au lendemain.

L’achat de liens

Il existe aussi, sur le web, des plate-formes d’achat de liens. En clair on paye un webmaster ou un blogueur pour que celui-ci place un lien dans un article, qui va pointer vers la page que l’on souhaite référencer.

Si certaines prestations dans ce domaine s’avèrent chères, le prix du lien pouvant atteindre des sommes astronomiques, il est recommandé de bien analyser le site en question, liens entrants et sortants compris, pour voir si la démarche vaut son prix.

S’il s’agit de placer un lien dans un article contenant lui-même de trop nombreux liens sortants, qu’en penser ?

Tout est une histoire de mesure : trop de liens sortants comme trop de liens entrants sont néfastes, mais quelques liens sortant qui pointent vers des sites de façon logique (c’est-à-dire vers des pages qui offrent un complément d’information ou bien une vraie référence) issus d’un article construit pour dire quelque chose et non pas pour remplir un site, cela fait la différence.

Quelques plates-formes que je recommande :

Donc qu’est ce qu’un bon lien ?

Si les réponses à ces questions sont positives, c’est que le lien que je veux négocier en vaut la peine, du point de vue du link juice qu’il peut m’apporter :

  • Le site sur lequel sera placé mon backlink aurait-il naturellement fait un lien vers le mien ?
  • Les sites vers lesquels pointent les backlinks de ce site, ont-ils quelque chose à voir avec le mien ?
  • Le prix proposé par ce webmaster pour placer mon backlink tient-il compte d’autre chose que le Trustflow, le Citation Flow ou juste une autre metrics SEO ?
  • Est-ce que le backlink que je souhaite placer apporte quelque chose à l’article ou la page sur lequel il sera placé ?
  • Le contenu de la page qui contient un backlink vers mon site apporte-t-il un complément à mon site ?
  • Le lien proposé est-il bien en dofollow ?

On le sait depuis un certain nombre d’années déjà : faire du lien juste pour faire du lien ne fonctionne pas, ou plus. Soyez curieux, inventifs, réfléchis et sérieux dans votre stratégie, et pensez à faire un lien vers un lien, vers un lien, vers un lien… mais de façon intelligente et constructive.

Comment suivre sa visibilité ?

Suivre sa visibilité en SEO est indispensable pour connaître l’évolution de son site sur les moteurs de recherche, Google en tête. Et la visibilité ne se résume pas au positionnement de mots-clés, même si c’est un aspect fondamental de ce travail de suivi.

Les performances en terme de taux de clics, votre visibilité locale sur Google My Business ou encore sur les réseaux sociaux ou YouTube (si vous proposez des vidéos) jouent aussi un rôle dans votre visibilité globale. Nos conseils pour auditer régulièrement votre visibilité et pouvoir ainsi apporter des correctifs à votre site ou à votre stratégie sur les réseaux sociaux, si nécessaire.

Le positionnement des mots-clés

Le positionnement de vos mots-clés est un axe majeur pour auditer votre visibilité. Deux stratégies complémentaires peuvent être mises en place.

L’approche qualitative du positionnement

D’abord une approche qualitative qui se concentre sur vos top mots-clés. Ces mots-clés sont ceux qui sont susceptibles de vous apporter le plus d’audience. Ce sont des expressions qui présentent un fort volume de recherche.

En général, vous avez choisi ces termes en amont de la conception de votre site et l’avez optimisé en conséquence, tant au niveau de l’arborescence, du champ sémantique utilisé que du maillage interne. Plusieurs cas de figure se présentent :

  • Le site vient d’être mise en ligne sur un nom de domaine neuf et a été optimisé : quinze jour à trois semaines après la mise en ligne relevez les positions de ces top mots-clés. Nous verrons plus loin comment mener à bien ce relevé.
  • Le site possède de l’ancienneté et vous venez d’effectuer une refonte de l’arborescence et/ou sémantique. Le premier relevé de positions peut s’effectuer une semaine à quinze jours après la mise en ligne, en fonction de la taille du site et de la vitesse à laquelle Google indexe les nouvelles pages.
  • Le site vient de bénéficier d’une grosse mise à jour en terme d’optimisation metas title et description, au niveau éditorial et/ou au niveau du maillage interne. Ou vous venez d’entamer un travail de netlinking vers vos top pages. Là aussi, attendez au moins quinze jours pour effectuer ce relevé de positions sur vos top mots-clés.

En effectuant ce travail vous n’aurez qu’une vue partielle de votre positionnement. D’où l’intérêt d’aller un peu plus loin en prenant en compte davantage d’expressions.

L’approche quantitative du positionnement

Cette approche quantitative consiste aussi à prendre en compte les mots-clés dits de longue traîne. Ces expressions sont beaucoup plus nombreuses que les top expressions mais, prises une à une, affichent un volume de recherche plus restreint. Pourtant ce sont elles – qui cumulées – vous apportent le plus de visibilité et donc de trafic.

Comment effectuer un relevé de positions ?

Il existe différents outils pour effectuer vos relevés de positions, que ce soit sur vos top mots-clés ou sur les expressions de longue traîne. En accès gratuit, vous pouvez utilisez Rank Tank qui se présente sous la forme d’une feuille de calcul Google Sheet. La seule condition ? Vous devez connaître la liste des mots-clés qui vous intéressent.

Idéal donc pour vos top mots-clés ou ceux que vous avez travaillé. Une fois que vous avez saisi votre nom de domaine et votre liste de mots-clés, l’outil vous donne la position et l’URL positionnée, le concurrent se trouvant positionné juste devant et juste derrière vous, ainsi que les title et meta description de la page positionnée. Veillez à renseigner le nom de domaine sans les www., par exemple mon-domaine.fr, ainsi que le pays et la langue. L’outil relève les positions jusqu’à la 100e place, mais sachez qu’au-delà du top 30, on peut considérer qu’un mot-clé n’est pas positionné.

Côté outil payant, vous disposez de SemRush, Yooda Insight, Seobserver ou Ranxplorer pour les plus connus. Avec eux, vous pourrez exporter tous les mots-clés sur lesquels vous êtes positionné. Attention, toutefois, les résultats sont à prendre avec un peu de recul :

  • Tous les mots-clés sur lesquels vous êtes positionné ne sont pas intéressants pour vous. Ne gardez que les expressions correspondant à votre thématique et celles qui présentent un volume de recherche significatif. Il est difficile de déterminer un volume plancher. 90 ou 110 recherches mensuelles paraît être un bon indicateur.
  • Avec la plupart de ces outils (et contrairement à Rank Tank), le relevé de position ne s’effectue pas en temps réel. Regardez bien la date de dernière mise à jour de l’index de l’outil.
  • Bien sûr, vous ne pourrez pas récupérer les positions de la totalité de vos mots-clés. Vous n’aurez accès qu’à ceux figurant dans l’index de l’outil choisi. Mais, à part si vous vous situez sur une thématique de niche, vous aurez un aperçu assez exhaustif de vos expressions positionnées.

Aller plus loin avec la visibilité : taux de clics et performance des mots-clés

Une fois que vous avez récupérer vos positions, vous pouvez aller plus loin dans l’analyse et récupérer les impressions de vos mots-clés, les clics et le taux de clics. Les impressions représentent le nombre de fois où la saisie sur Google d’un de vos mots-clés par un internaute a engendré l’affichage de votre site. Les clics, le nombre de fois où l’internaute a cliqué sur votre site après qu’il se soit affiché. Et le taux de clics (CTR), le ratio en pourcentage entre clics et impressions. Seule condition ? Que votre site soit connecté à l’outil Google Search Console. Ensuite, rendez-vous dans la rubrique “Performances” à gauche du tableau de bord. Vous pouvez effectuer plusieurs relevés :

  • Récupérer les statistiques de vos mots-clés sur une période donnée. Une semaine, quinze jours ou trois semaines selon la date de mise en ligne de votre site ou de vos optimisations d’envergure. Vous pouvez exporter vos données au format CSV ou sur Google Sheet.
  • Plus intéressant, vous pouvez comparer les performances de vos mots-clés, ce qui donnera un aperçu avant-après. Ce tableau est très précieux pour comparer rapidement les performances de vos mots-clés.
  • Vous pouvez aussi récupérer les données en partant des URL et non des mots-clés, si vous souhaitez connaître les URL les plus performantes et les moins en vue. Des données que vous pourrez aisément croiser avec les sessions Google Analytics de chacune de vos pages en récupérant le trafic des pages de destination.

Une fois ces données récupérées, vous pouvez croiser positionnement et performances sur un fichier Excel et ainsi constater quels sont les mots-clés qui possèdent de bons indicateurs ou – au contraire – les mots-clés faibles (mauvais positionnement allié à un CTR médiocre par exemple). Vous pourrez ainsi effectuer des ajustements sur votre site : éditorial, maillage interne, netlinking…

Les performances de vos fiches Google My Business

Si vous avez des fiches Google My Business, vous pouvez facilement récupérer de nombreuses données via une feuille de calcul Google Sheet et le module complémentaire Supermetrics. Le module se connecte à l’API de Google My Business. Une fois le module téléchargé (dans Modules complémentaires > Télécharger des modules complémentaires), lancez-le en allant dans “Modules complémentaires” > “Supermetrics” > “Launch Sidebar”. Une colonne s’ajoute à droite de la feuille de calcul. Puis, dans “Data Source”, cliquez sur Google My Business (beta)”. Dans “select locations”, choisissez la ou les fiches dont vous voulez récupérer les données. Et dans “Select dates”, optez pour la plage de date voulue. Voici les indicateurs qu’il est possible de récupérer :

  • Les impressions issues d’une recherche Google et les impressions directes.
  • Les vues sur la carte et les vues issues de la recherche Google.
  • Les clics vers votre site web et les appels téléphoniques.
  • Les vues sur les photos et les photos téléchargées.
  • Si vous avez rédigé des post My Business, vous pourrez aussi récupérer le nombre de vues sur ces posts et le nombre d’actions effectuées.

Il est possible de récupérer ces données pour qu’elles soient compatibles avec Google Data Studio, si vous utilisez cet outil gratuit de Google pour mettre en forme vos données de visibilité.

Les performances de vos réseaux sociaux et de vos vidéos YouTube

Pour récupérer les données de vos réseaux sociaux, vous pouvez vous connecter aux outils d’analyse de chacune des plateformes : Twitter Analytics, la partie “Voir les statistiques sur Facebook”… Pour YouTube, les statistiques sont disponibles sur YouTube Analytics. Mais vous pouvez plus simplement récupérer de nombreuses données avec Supermetrics. Soit les données de votre compte entier, soit les données chaîne par chaîne pour une plus grande pertinence :

  • Le pourcentage de vues de vos vidéos.
  • Le nombre de commentaires, les likes, les partages…
  • Le taux de rétention qui traduit l’attention de vos visiteurs.
  • Le nombre de personnes qui vous suivent et le nombre de personnes qui ne vous suivent plus.

Ces métriques ne sont pas exhaustives et dépendent de vos objectifs marketing.

Vous pouvez aussi récupérer d’autres données en fonction des différents leviers de visibilité que vous avez mis en œuvre. Ainsi, si vous avez mis en place des campagnes AdWords, il peut être intéressant de récupérer les performances de vos mots-clés payants et de les comparer avec celles de vos mots-clés présents en recherche naturelle.

De la même façon, si l’e-mailing fait partie de votre stratégie marketing, vous pouvez récupérer des données comme le taux de délivrabilité de vos mails, leur taux d’ouverture, mais on s’éloigne ici de la visibilité sur les moteurs…

Site One-Page : les avantages et les inconvénients

Un site one-page est construit avec une seule page pour l’ensemble du site internet. Cet article vous présente les avantages et les inconvénients de ce type de site et dans quels cas il est intéressant de l’utiliser.

Quels sont les avantages d’un site one-page ?

Depuis 2015, les sites One-Page sont de plus en plus utilisés par les entreprises. En effet, les utilisateurs ayant depuis longtemps pris l’habitude de parcourir une page de haut en bas intégralement sur les réseaux sociaux et les smartphones, les professionnels doivent aujourd’hui s’adapter. Cependant, notons que le site one-page n’est pas toujours possible ou tout simplement pas adapté pour certains, alors que pour d’autres il sera absolument parfait. Alors quels sont les avantages de ces sites web ?

  • Un site avec une seule page est tout d’abord très épuré et ergonomique.
  • Son design très simple facilite la lecture des informations et rend celles-ci compréhensibles plus rapidement.
  • Le message est clair pour l’utilisateur.

Très souvent utilisé pour les sites vitrines d’entreprises, il offre aux visiteurs la possibilité de faire défiler la page révélant ainsi le contenu du site peu à peu. L’avantage majeur du site One-Page, c’est qu’il est parfait sur tous les supports technologiques comme les tablettes ou les mobiles.

Design One-Page : un inconvénient pour le référencement

Pour le référencement, ce type de site n’est pas la meilleure solution. Il rallonge considérablement le temps de chargement, et rend le travail d’optimisation du contenu très difficile voir impossible.

En effet, sur une seule page vous serez limité au positionnement de votre site sur un ou deux mots clés tout au plus. Ce qui s’avérera nécessairement insuffisant pour obtenir de bonnes positions SEO en prenant en compte la concurrence.

Au moment de rédiger les balises title et meta description cela pourra également être compliqué si vous avez créé plusieurs sections bien distinctes. De plus, le maillage d’un site web One-Page n’est pas intéressant ni déchiffré par les robots du moteur de recherche Google.

Site internet One-Page : pour qui est-ce utile ?

Choisissez ce type de site si vous n’avez qu’un seul sujet à présenter et qui ne nécessite pas d’approfondissement au travers de plusieurs sous-thèmes. Ensuite, pensez à bien structurer le site avec les balises pour le référencement. Une seule balise <h1> en haut de la page, puis des balises <h2> pour les titres de vos différentes sections. N’hésitez pas à utiliser les balises <article> et <section> pour mieux organiser la structure de votre page afin qu’elle ressemble au maximum à un site web classique et optimiser un maximum votre SEO.

Si au contraire vous avez besoin d’étendre votre contenu à plusieurs sujets en lien avec votre thème, faites le choix d’un site classique composé de plusieurs pages, avec lequel il sera possible de réaliser un véritable travail de référencement naturel.

SEO international : quelles sont les règles à respecter ?

Lorsque l’on souhaite améliorer la visibilité de son site internet à l’international, il existe quelques règles fondamentales pour éviter les écueils. Choix du nom de domaine, structure des URL, traduction, balises hreflang, paramétrage des outils de suivi : autant d’éléments à garder en tête pour optimiser les versions étrangères de votre site.

Quel nom de domaine choisir pour un site multilingue ?

Au niveau du choix du nom de domaine d’un site multilingue, il existe plusieurs possibilités :

  • Opter pour un nom de domaine propre à chaque langue. Par exemple mon-domaine.co.uk pour une version anglaise, mon-domaine.es pour une version espagnole ou mon-domaine.it pour une version italienne. Cette solution est la plus optimale pour votre référencement.
  • Autre option, également performante ? Mettre en place des sous-domaines de votre domaine principal pour vos versions linguistiques. Par exemple en.mon-domaine.com ou es.mon-domaine.com.
  • Garder le même nom de domaine que celui de votre site en français et placer chaque version étrangère au sein d’un répertoire dédié. cela donnerait ainsi mon-domaine/en/mon-url ou mon-domaine/es/mon-url.
  • A éviter absolument : placer toutes les URL – quelle que soit leur langue – à la racine du nom de domaine.

Comment structurer ses URL au sein d’une version étrangère ?

Première règle ? Les URL de chaque version linguistique doivent être traduites dans la langue, répertoire compris.

Par exemple si vous avez un site de e-commerce qui vend des chaussures de course à pied Adidas et que la page catégorie correspondante est incluse dans le répertoire chaussures de sport, l’URL en anglais devra être la suivante (ici on a choisi l’option nom de domaine dédié à la langue) : mon-domaine.co.uk/sport-shoes/adidas-running-shoes.

En revanche, l’URL suivante est incorrecte : mon-domaine.co.uk/chaussures-de-sport/adidas-running-shoes.

Autre écueil à éviter et que l’on observe sur certains sites, ajouter un paramètre dans l’URL lorsque l’on passe d’une langue à une autre. En effet, certains développements techniques engendrent l’ajout d’un cookie de session à la fin de l’URL pour marquer le passage d’une langue à une autre. Tout en conservant la même URL. Une optimisation incorrecte.

Les aspects techniques d’un site international : robots.txt et sitemap

Si vous possédez un nom de domaine dédié pour chaque langue, la mise en place du fichier robots.txt et sitemap.xml se déroule comme sur une version française. Par contre, si vous avez opté pour un sous-domaine ou un répertoire linguistique, il faut suivre les règles suivantes :

  • Il n’y aura qu’un seul fichier robots.txt pour toutes les versions linguistique. Sauf si vous utilisez des sous-domaines, il faudra alors un robots.txt par sous-domaine. Il faudra veiller à y inclure toutes les directives que vous souhaitez et également les liens vers chacun des sitemap dédié à chaque version linguistique.
  • Vous devrez créer un sitemap par langue incluant les URL de la version linguistique correspondante. Placez ce fichier à la racine de votre sous-domaine (par exemple en.mon-domaine/sitemap.xml ou dans le répertoire dédié mon-domaine/en/sitemap.xml.
  • Éviter absolument de ne créer qu’un sitemap listant les URL de toutes les versions linguistiques.

Les balises hreflang et la mention de la langue dans le code source

Les directives de Google sont claires : pour que ses robots comprennent bien la langue de chaque version linguistique, il convient de la lui mentionner.

Cela passe d’abord par la mention de la langue dans le code source de chacune des pages, version française comprise. Ainsi, pour un site en français il faudra inclure dans la balise ouvrante le morceau de code suivant : lang=”fr-FR”. Pour une version américaine : lang=”en-US”…

Les balise hreflang doivent être placée dans la partie située entre <head> et </head> de chacune des pages. Elles indiquent la version correspondante de la page dans les autres langues du site, leur alternative. Par exemple pour un site qui possède une version française, anglaise et italienne, on indiquera l’alternative en anglais et en italien sur la page en français et inversement.

Prenons un exemple. Nous disposons d’une page en français avec l’URL mon-domaine.fr/contact. La page correspondante en anglais est mon-domaine.co.uk/contact et son pendant italien est mon-domaine.it/contatto. Dans le code source de la page en français on devra donc trouver le code suivant placé entre <head> et </head> :
<link rel=”alternate” hreflang=”en-gb” href=”mon-domaine.co.uk/contact”/>
<link rel=”alternate” hreflang=”it-it” href=”mon-domaine.it/contatti”/>

Il faudra procéder de même pour chaque page et chaque version linguistique. Pour vous aider, notamment pour les codes des langues, servez-vous du générateur de balises hreflang d’Aleyda Solis.

Quelle stratégie éditoriale pour un site international ?

Si les pages de chaque version linguistique doivent être absolument traduites dans la langue cible, cette traduction ne doit pas être effectuée de n’importe quelle manière.

Utiliser les bons mots-clés

Premier élément d’importance ? Les expressions de requêtes utilisées par les internautes étrangers ne sont pas forcément la traduction exacte des mots-clés plébiscités par les visiteurs français.

D’où l’aspect crucial d’effectuer une recherche de mots-clés par langue et de vous faire aider par un traducteur professionnel qui saura quelles sont les expressions appropriées.

Vous pouvez déjà vous forger une première idée en observant les mots-clés sur lesquels sont positionnés vos concurrents qui possèdent une assise internationale. Pour cela, utilisez un outil comme SEMrush (la plupart des langues), Ahrefs (énormément de langues également) ou Ranxplorer (anglais américain).

Ces outils sont payants mais donnent souvent, de manière gratuite, un échantillon qui peut être utile. Autre réflexe, entièrement gratuit cette fois-ci mais qui implique que vous ayez déjà un site dans cette langue relié à la Search Console de Google : explorer les expressions utilisées par les internautes pour se rendre sur vos pages. Pour cela, rendez-vous sur la nouvelle search console, allez dans “Performances”, “ouvrir le rapport”.

Choisissez la plage de temps voulu (six mois est un minimum si vous souhaitez disposer d’une vue d’ensemble représentative). Dans la partie “Requêtes” du tableau, vous verrez les mots-clés qui ont servi aux internautes à vous trouver avec des statistiques intéressantes que sont les impressions (le nombre de fois où cette requête a engendré l’affichage de votre site dans les résultats de recherche) et les clics (le nombre de fois où cette requête a engendré un clic menant vers votre site).

Traduire votre site de la bonne façon

Tout doit être traduit au sein d’une version linguistique : des URL (comme nous l’avons déjà évoqué) au fil d’ariane, en passant par les textes, les titres et sous-titres ou les balises meta title et description.

Éviter à tout prix la traduction automatique, même si les traducteurs en ligne comme Deepl commencent vraiment à être très performants. Ayez recours à des traducteurs professionnels ou à des locuteurs bilingues. Si vous disposez de succursales à l’étranger, faites appel à vos collaborateurs. Ils pourront traduire les contenus du site, en respectant l’adaptation sémantique nécessaire que nous avons évoqué plus haut.

Mise en place des outils de suivi : Google Analytics et Search Console

Si vous avez un nom de domaine dédié, vous mettrez en place un compte Google Analytics par langue.

Par contre, si vous avez choisi l’option répertoire ou sous-domaine, nous vous conseillons de ne créer qu’un compte pour l’ensemble du site et de paramétrer une vue par langue. Vous pourrez ainsi effectuer vos analyses par version linguistique plus facilement. Et si vous souhaitez pouvoir comparer les performances de vos sites au même endroit, créez une vue master qui rassemblera toutes les versions linguistiques cela ne sera toutefois pas possible pour un nom de domaine dédié).

Pour la Search Console, créez une propriété par version linguistique. Vous disposerez ainsi de statistiques fiables pour chaque langue, vous permettant ainsi d’améliorer votre visibilité plus aisément.

Conclusion

Voilà, j’espère que ce dossier de presque 10 000 mots vous aidera un peu à améliorer le référencement naturel de votre site 🙂